25 janvier 2011
Enfin on se réveille: La Tunisie, l'Algérie, L'Albanie...à quand les autres?
Bien que les derniers évènements soient heureux du point de vue de la justice sociale et de la liberté, il est triste de constater les pertes en vies humaines, la souffrance et la destruction qu’ils ont engendrés.
Ce n’est, malgré tout, que la pointe de l’iceberg, car le nombre de pays où règnent la corruption, l’injustice sociale et l’extrémisme est presqu’aussi grand que le nombre total de pays qu’il y a sur la planète. La seule nuance, c’est que les plus riches camouflent mieux leurs actions immorales. Les pays sont tous à la limite de la faillite, sinon carrément en faillite. Les manigances pour camoufler les résultats réels des exercices financiers de ces mêmes pays sont incroyables et toutes aussi révoltantes les unes que les autres.
Et, que dire des tours de passe-passe créés pour maquiller les états financiers désastreux réels et les disparitions cauchemardesques de sommes d’argent colos…sales des coffres publics!
Le problème c’est que pour arriver à leurs fins et satisfaire leurs besoins croissants, les dirigeants du monde sont prêts à tout. Les causes de ces problèmes sont multiples, les acteurs sont innombrables, mais ils ont un point en commun; un appétit gargantuesque pour la richesse. Les dirigeants actuels, comme leurs prédécesseurs de tous les temps, sont avides de pouvoir et maladivement enclins à accumuler des richesses sur le dos des citoyens ordinaires de leurs pays respectifs et même sur le dos de citoyens dans des pays qui ne sont pas les leurs, mais qui sont des niches de richesses naturelles de toutes sortes; pétrole, or, argent, cuivre, platine, uranium, palladium et autres métaux précieux, perles, ivoire, diamants, rubis, émeraudes, saphirs et autres pierres précieuses et fines, terre, eau, bois exotiques, et autres objets de convoitise...
Ils sont capable de faire croire aux habitants de ces pays qu’ils vont développer des activités économiques pour le bien et la prospérité du peuple, mais en réalité, ce n’est que pour leur bien personnel et celui de leur égocentrisme gigantesque qu’ils le feront. Ils débarquent avec leurs gros sabots, attaché-case à la main, en habit-cravate, les souliers biens cirés, dans une ville, une région, un pays, peu importe, là où il y a des ressources à extirper, avec parfois l’aide de supposés organismes humanitaires, en promettant mers et mondes aux pauvres des lieux, ils massacrent l’environnement, dépouillent les lieux de tout ce qui est vendable à gros profit en versant des salaires de crève-faim aux habitants qui travaillent comme des esclaves pour eux, puis en laissant des traces ineffaçables de leurs passages derrière eux, s’enfuient déposer leurs gains faramineux dans des paradis fiscaux, tout en ayant évité les taxes et les impôts.
Ce genre d’individus est malheureusement pour le commun des mortels, la norme parmi les dirigeants de la planète. Certains le font outrageusement par la force, la répression, la dictature et la terreur, tels des prédateurs en vous immolant, d’autres le font de manière plus subtile, par la corruption, la ruse, la fourberie, la tricherie, la falsification, le mensonge, tels des Judas qui vous embrassent tout en vous envoyant à l’abattoir.
Puis, soudainement, à force d'avoir triché, abusé de tout, gaspillé l'argent des autres, s'être versé des salaires grotesques et des avantages sociaux incalculables, après avoir préparé pour eux-mêmes et pour leurs amis et familles des retraites de milliardaires en ayant détourné et caché des sommes d'argent inimaginables, ils se dirigent tout droit vers la faillite. Puis en se versant des primes de départ en millions de dollars, ils cherchent les faveurs des gouvernements pour exiger de l'aide sous la menace de pertes d'emplois et de dérives économiques. Ces banquiers, constructeurs automobile, assureurs et autres dirigeants du même acabit vont passer à la caisse.
Ils s’empressent de sauter à toute allure dans leurs limousines, leurs yachts, leurs Rolls-Royces rutilantes ou encore dans leurs jets privés exagérément luxueux et vont vite pleurer sur les genoux des gouvernements pour que ceux-ci leurs permettent d’aller vider vos comptes en banque, vos fonds de retraite et puiser allègrement jusqu’au fond de vos poches pour se refairent et qu'ils puissent continuer leur train de vie…en fait, vous enlever le pain de la bouche pour ne pas perdre leurs droits de manger du caviar à la louche, même si cela devra faire plonger le monde entier dans la décadence, la famine et le désarroi et videra les mers, les océans, les ruisseaux, les rivières, les fleuves, les lacs et les étangs de tous leurs poissons. Et pourtant, Coluche disait qu’il avait essayé et, le caviar, ce n’est pas meilleur à la louche! Pour les présidents, les premiers ministres d'états, de pays corrompus jusqu'à la moelle, la fuite est la seule option lorsque la soupe devient trop chaude. Ils se réfugient dans des pays amis et tant pis pour vous!
Il est à souhaiter que tous les citoyens du monde se rassembleront très bientôt dans la paix, l’harmonie et le respect des autres, pour faire changer ce cycle infernal avant que l’enfer nous rattrape définitivement et qu’il ne reste plus sur Terre que des gémissements, des larmes, des lamentations et des grincements de dents.
Par Michel Bégin, président et fondateur
L’Association Internationale de la Jeunesse (Canada XXI) Inc.
Le lundi 24 janvier 2011
18 janvier 2011
Rendez-vous à Dakar du 6 au 11 février 2011
pour le Forum Social Mondial Dakar 2011 de 30 à 60,000 personnes du monde sont attendues.
APPEL À LA JEUNESSE D’AFRIQUE!
de Boukoum Abdoul Momini
Coalition Des Alternatives Africaines Dette et Développement, Bamako, Mali.
JEUNES D’AFRIQUE !
Face à nos préoccupations élémentaires de santé, de formation, d’emploi, bref, d’épanouissement, la rhétorique bien connue du régime est « l’auto promotion » ; « l’initiative privée », » la modestie des moyens de l’état »et même la répression quand ce n’est pas la thèse de la manipulation qui est brandie.
«L’Etat ne peut pas tout faire » disent-ils. Mais, qu’est ce que l’état peut bien faire encore après les avantages et émoluments colossaux exonérés de toutes taxes, servis aux uns et les fortunes scandaleuses qu’amassent en toute impunité les délinquants à col blanc à travers les détournements de deniers publics, corruptions et autres marchés publics mal exécutés? Mais qu’est ce que cet état, esclave volontaire des institutions de Brettons Wood peut il bien faire?
La réalité est que les jeunes sont profondément désorientés. Le chômage consume leurs énergies et les jette ainsi sur les chemins tortueux de l’aventure vers l’occident et vers les sites d’or non sécurisés où des traitements précaires, dégradants, indignants et même parfois suicidaires les attendent. Ceux là mêmes, qui se disent travailleurs écrasés comme ils le sont sous le poids de la vie chère (Tunisie, Mali, Burkina Faso, Sénégal, Côte d’ivoire…) et des réformes anti-travailleurs, restent en vérité des chômeurs en sursis : le transfert aux collectivités territoriales consacrera cela bientôt.
Le secteur de l’éducation est un laboratoire de toutes les expérimentations dans une logique de course aux chiffres et de désengagement de l’état. Aussi, des innovations pédagogiques (multigrades et doubles flux) aux reformes éducatives (refondation, loi d’orientation) en passant par les multiples phares(PDES) dans tous les ordres de l’enseignement, peu de souci est accordé à la qualité de l’enseignement aux conditions de vie et travails principaux concernés.
Notre justice est la justice des juges Acquis (JJA), 50ans après en est au statuquo dans les dossiers des déguerpis. Il en est de même pour de nombreux crimes à impunité vraisemblablement acquise.
Par ailleurs, le verrouillage du système électoral consacré par le refus des candidatures indépendantes et par sa téléguidassions est une source de désintéressement des citoyens à la participation et à la gestion des affaires de l’état et de la société.
L’un dans l’autre, tous ces facteurs entraînent la marginalisation des jeunes et les rendent vulnérables aux fléaux sociaux. Ils sont ainsi à la merci des prédateurs politiques qui, en attendant une campagne électorale pour les phagocyter, les noient de festivités et autres bamboulas à coût de milliards.
Cependant, les jeunes Africains n’ont pas baissés les bras. C’est pourquoi les mouvements sociaux sont nés pour défendre la cause de la jeunesse. Voir le cas de la jeunesse Tunisienne.
JEUNE D’AFRIQUE !
Les mouvements sociaux ou sociétés civiles sont des organisations de masse qui regroupent les différentes couches de la société autour des objectifs :
-Lutter contre toutes formes d’oppression des jeunes,
-Lutter pour la conquête et la défense ferme des droits démocratiques et sociaux de la jeunesse.
-Développer l’entraide et la solidarité entre les différentes couches de la jeunesse.
-Organiser toutes activités susceptibles de contribuer à l’épanouissement des jeunes.
-Participer activement à la lutte du peuple AFRICAIN pour la justice, la liberté, la démocratie et le progrès véritable et durable.
-Développer la solidarité avec les jeunes du Monde en particulier ceux d’AFRIQUE comme l’Etrange rencontre.
Jeune paysan !
Jeune commerçant !
Jeune du secteur informel et des quartiers !
Jeune fille des villes et campagnes en proie aux préjugés féodaux et rétrogrades !
Jeune Etudiant, élèves des lycées et collèges !
Jeune employé des secteurs publics et privés !
Jeune chômeur !
Les mouvements sociaux sont vos organisations !
Rejoins-les pour les consolider !
Rejoins-les pour défendre fermement les droits démocratiques et sociaux !
CAD/Mali ; OIJ ; Etrange rencontre. ; AP /Mali ; les sans voix ; Attac Afrique ; Forum mondial social de Sénégal vous appelle à l’unité d’action pour la cause de la jeunesse !
TOUS MOBILISÉS POUR LE FORUM DU SENEGAL
VIVE LA JEUNESSE BATTANTE D’AFRIQUE
VIVE LES MOUVEMENTS SOCIAUX D’AFRIQUE
Bokoum Abdoul momini
bokoumabdoulmomini@yahoo.fr
0022376636396
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Abidjan le 08 janvier 2011
Indignez-vous!
Le 8 Janvier 2011
Indignez-vous camarades, humanistes et âmes de bonne volonté du monde entier,
Indignez-vous contre la dictature de Gbagbo en Côte d’Ivoire, lui qui voilà une décennie accompagné de son groupuscule, de ses escadrons de la mort, de ses mercenaires et de ses milices, terrorisent et fait tuer par centaines tous ces ivoiriens fiers et dignes aspirant au véritable changement, clamant courageux leurs différences à la face du monde,
Indignez-vous et aidez-nous par solidarité et par humanisme, au-delà des vains discours, de belles paroles et autres déclarations inefficaces, de silences lâches et incompréhensibles de personnes imbus assurément égoïstes, à financer nos différents projets et pacifiques actions pour agir concrètement et efficacement en faveur de la Paix , de la Démocratie , de la Justice , de la Fraternité et de l’Unité pour contrer définitivement ces projets macabres et machiavéliques de haine, de xénophobie et d’épuration ethnique au grand bonheur de nos populations et pour l’avenir de la jeunesse ivoirienne jusqu’ici ilotes, abusées, aliénées, terrorisées, spoliées et dupées de tout, meurtries.
Indignez-vous et rejoignez-nous pour dans la résistance, convaincus au travers de cette lutte juste et de cette cause noble, que quelque soit la durée de la nuit, le jour se lèvera car nul ne peut cacher le soleil d’avec sa main aussi large et aussi grande soit-elle.
Fait à Abidjan le 08 janvier 2011,
Le Mouvement Populaire Démocrate Ivoirien,
Son Président, Koné Issa Charles.
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Le 5 Janvier 2011
Haïti Autrement : appel à l'entraide et à la solidarité!
Bonjour,Mon nom est Bertilus Bertha, rédactrice en chef du magazine « Haïti autrement ». Lors du séisme en Haïti nous avons tout perdu. Aujourd'hui nous sommes à la recherche d’aide afin de reconstituer et remettre sur pied notre magazine, le seul qui soit dirigé par une femme et qui traite de la vie universitaire.Dans cette optique, nous avons besoin et sommes à la recherche de lap tops, scanners, et autres outils bureautiques même usagés.
Puis-je, dans cette optique, faire appel à vous?
D’avance, soyez remerciés.
Bertilus Bertha
bertha20020@yahoo.fr
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2010
19 novembre 2010
La paix est-ce une illusion, une utopie, un vœu pieux, un rêve impossible?
La paix c’est un état qui semble opposé aux prédispositions des Hommes.
Les Hommes se sont toujours fait la guerre pour tout et pour rien, pourquoi espérer une paix un jour? Depuis que l’Homme est sur Terre, il fait la guerre. Est-ce une condamnation éternelle? Depuis toujours c’est la guerre. Même si un état est en paix, il y a toujours une possibilité que cette paix soit menacée par l’agression d’un état voisin envieux.
Une alliance universelle est absolument nécessaire pour réaliser un jour la paix dans le monde. Un pacte, une convention solennelle qui lierait tous les Hommes pour assurer la survie de l’humanité toute entière. Cette convention mondiale devrait être assurée et fondée sur des principes nobles de vérité, d’équité, d’honnêteté, de fraternité et d’égalité entre les Hommes. Or c’est tout le contraire qui prédomine.
Les politiciens et autres dirigeants du monde sont responsables du grand désordre mondial et de la souffrance humaine universelle. Parce qu’ils vivent dans le désordre moral et sont les acteurs principaux d’un film d’horreur interminable dans lequel ils ont tous les rôles de méchants. Ils bénéficient tous de l’immunité que leurs gouvernement leurs accordent. Ils sont les instigateurs de l’hécatombe universelle.
J’ai souvent honte personnellement d’être un homme quand je constate l’ampleur de la désolation mondiale. Quand je médite sur la cruauté humaine. Comment on a pu délibérément exterminer une quantité incroyable d’espèces vivantes pour satisfaire des besoins de richesses et de possessions, pour satisfaire la vanité des uns.
Lorsque je constate les injustices commises envers les plus faibles, les jeunes, les femmes, les enfants, j’ai honte d’être un homme. Quand je pense aux atrocités que les Hommes ont fait subir à leurs semblables juste pour leur voler leur terres, leurs biens et leurs vies, j’ai honte. Quand je réalise que les politiques sont contraire à la logique et à la morale, je me désole et je ne parviens pas à comprendre comment il peut être possible de continuer toujours et sans cesse de la même manière, c'est-à-dire envers et contre tous! Comme si personne ne savait!
La politique est toujours la même depuis la nuit des temps. On se fait servir la même salade depuis toujours et on y croit???
«Je veux servir mes concitoyens, je souhaite être au service de la population.»
Nous allons régler les déficits (ils augmentent sans cesse depuis le début de la vie sur Terre), nous allons améliorer l’éducation (elle se détériore un peu plus tous les jours en se nivelant vers le bas), nous allons créer un état juste et transparent (les injustices s’accumulent, la corruption règne et les vérités sont plus que jamais camouflées aux gens ordinaires).
Nos dirigeants sont des menteurs et des profiteurs qui nous cachent la vérité.
Ils sont, avant d'être élus, à genoux devant les citoyens pour les implorer de leur accorder leur confiance pour qu'ils puissent servir la population, puis, tout à coup, après avoir obtenu l'objet de leur convoitise, ils se transforment en dictateurs et n'écoutent plus les demandes des citoyens, ils leurs imposent leurs façons de faire envers et contre tous. Même si cela ultimement fera mourir des êtres humains.
Alors qu’on croyait avoir choisi de bons gestionnaires de biens publics et des serviteurs de citoyens, on s’aperçoit vite qu’on a plutôt affaire à des contrôlants profiteurs, malhonnêtes, injustes et autoritaires qui n’ont absolument rien à faire avec les demandes légitimes des citoyens du monde, mais au contraire tout à faire avec l’augmentation des richesse d’une poignée d’irresponsables inhumains et égocentriques qui ne parviennent pas à satisfaire leurs appétits pour tout ce qui est indigne de l’espèce humaine.
Il y a plus de 2000 ans que les politiciens disent et font les mêmes choses, ne serait-il pas temps d'en changer?
Cicéron, 100 ans avant J.C. disait; « Les hommes sont comme les vins : avec le temps, les bons s'améliorent et les mauvais s'aigrissent. »
Déjà en son temps, les coûts de la guerre et la lutte contre les pirates de l’époque (terroristes du temps) généraient des problèmes économiques majeurs. Il cherchait à former un gouvernement composé d'hommes honnêtes!!!! La formation d'un parti du centre qui lutterait contre la corruption et défendrait les institutions contre la dictature menaçante… c’est dire combien tout ce que nous vivons aujourd’hui n’est pas nouveau.
Encore de nos jours, plus il y a de problèmes sociaux, plus les politiciens s’en servent pour créer l'illusion d'une lumière au bout du tunnel. Mais en fait c'est impossible, car les problèmes de fond ne sont pas résolus. Tant que les Hommes ne se seront pas unis pour la paix dans le monde, tout demeurera exactement comme depuis toujours et rien ne pourra être fait pour réellement améliorer la qualité de vie de l’ensemble des habitants de la Terre, des frères humains et supposés égaux.
Au contraire les catastrophes de tous genres ne feront que se multiplier à la vitesse de la lumière. Le monde actuel est semblable à une immense marmite en ébullition et quand elle explosera, ce sera terrible.
Ma question est simple : combien de temps encore sommes-nous prêts à endurer de telles immondices et pour quand souhaitons-nous réellement instaurer la paix?
Est-ce utopique, est-ce l’apanage exclusif de simples d’esprit, rêveurs et inconscients? Je vous le demande!
Michel Bégin, président
L’Association Internationale de la Jeunesse (Canada XXI) Inc.
Le vendredi 19 novembre 2010.
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25 au 27 juin 2010
PROGRAMME : FORUM DES SANS
Lieu : École Publique de Djélibougou - Commune I - District de Bamako
Périodes
Jour I
Installation et mise en place des participants.
Cérémonie d'ouverture: meeting d’ouverture faisant un regard critique sur le Mali,
l’Afrique et le monde face à la paupérisation.
Thème central:
Quel bilan du développement social et économique de l’Afrique en 50 ans d’indépendance ? Cas du Mali
Les logements sociaux et les expropriations : Cas de Tabacoro
Échéance 2015 : Quel bilan des OMD ?
Droits à la santé et à l’éducation en Afrique : état de lieux, comment obtenir la gratuité de l’éducation et les soins de qualité pour tous
Les conséquences de l’exploitation des industries extractives sur l’environnement
Comprendre la dette en Afrique et au Mali
L’or du Mali profite-il au peuple malien : Cas de Morila
Que faut-il pour faire face aux expulsions des migrants subsahariens : Cas de la Libye
La femme rurale, la femme paysanne, la femme ouvrière et la lutte d’émancipation.
Médias et consolidation de la démocratie
Comment renforcer la dynamique culturelle au Mali (artistes, peintres, plasticiens, chanteurs) pour un développement durable?
Le trafic, et le travail forcé des enfants ; en quoi ces pratiques sont criminelles ; quelle politique alternative pour la protection des enfants
Intégration régionale et les APE
Jour II
Meeting sur le thème : Quelle stratégie de résistance et quelle alliance faut-elle pour lutter contre le capitalisme ?
Les démolitions dans le District de Bamako : Cas de Sabalibougou
Crise mondiale/globale: impacts financiers, économiques, sociaux, environnementaux, gouvernances. Quelles leçons l’Afrique peut-elle tirer de la crise financière internationale?
Le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la citoyenneté et la démocratie en Afrique.
Que retient-on du PISE II. Quel avenir pour l'école malienne dans PISE III
L’exploitation traditionnelle de sable : quelle exploitation alternative respectueuse du fleuve Niger ?
Les conflits armés et la circulation des armes légères ; quelle politique de la paix faut-elle promouvoir ?
La lutte des travailleurs et l'unité syndicale. Quel type de résistance face à la montée de la répression contre les travailleurs ?
Quelle politique foncière alternative pour l’accès à la terre ?
Emploi précaire, emploi sélectif. Quelle alternative pour la jeunesse malienne?
Néo-colonialisme, Françafrique. Quelles réponses à ces politiques garantes de l’ordre et du maintien du capitalisme ?
Histoire des conflits en Afrique et 2 - APE dans le cadre des ACP-UE : Enjeux et état actuel des négociations: Association Interafricaine pour la Promotion et la Défense des Droits des Réfugiés et Demandeurs d'Asile (AIPDRDA)
"Comment développer une agriculture alternative au Mali en place et lieu de l’agro-business" et pour :
- Assurer l’autosuffisance alimentaire.
- Lutter contre la cherté de la vie.
- Créer et développer les coopératives paysannes.
Projection films: Appel à la solidarité Huicoma, Mali d'or.
Jour III
Restitution des alternatives et recommandations.
La marche des sans du site du forum à la mairie de la commune I.
Les associations participantes
Conférenciers
Bamiky Touré: TABACORO, Sabane Touré: AP- MALI, Seydou Pany SNEC, Ali Haidara:PCQVP, Mme Barry Aminata Touré AP/Mali,
Fassery Traoré: Grévistes de Morila , Ousmane Diarra: AME , Mme Diawara Bintou Coulibaly: Groupe Pivot Droit et Citoyenneté ,Mohamed Tabouré: Journal Sanfin , Charlie Fahira Mourasma
Mme Traoré Djenebou: RENEDEP , Tiémoko Souleymane FDS, Famory Kamissoko: AHSE
Modibo Diakité: Transparency International: Mali , Yacouba Maiga RENEDEP- Sofa
Mr Mahamdou Ongoiba: COS EPT , Sidy Diallo: Exploitant de sable, Capitaine Aminata Diabaté, Maouloud Ben Katra: UNTM, Massa Koné: UCADDDD, Abdine Karambé: AJVA
Mamadou Konaté: MSV, AGBAGLA Messiaba Yves, Dr Cheick Oumar Diabaté Commission d'organisation
COMMUNIQUE DE PRESSE
Bamako, le 22 juin 2010
« FORUM DES SANS » 2EME ÉDITION
A BAMAKO DU 25 AU 27 JUIN 2010 A L’ECOLE PUBLIQUE DE DJELIBOUGOU EN COMMUNE I
Le forum des sans
Le forum des « sans » (sans terre, sans travail, licenciés, précaires, chômeurs, sans logis, mal- logés, paysans, ouvriers, expulsés d’Europe et d’ailleurs) est un espace d’expression démocratique populaire, autonome et alternatif qui a eu lieu chaque année à l’initiative du Mouvement des Sans Voix (MSV) et en partenariat avec plusieurs organisation du mouvement social malien et international ; en vue de débattre sur des questions qui préoccupent les populations et les couches défavorisées, de proposer des alternatives aux politiques néolibérales qui dominent le monde.
Le forum « sans » est un espace de renforcement du mouvement social malien et africain, il est partie intégrante du Forum des Peuples, du Forum Social Africain et du Forum Social Mondial. Sa spécificité est que le forum des « sans » est porté par les acteurs de la société civile impliqués au quotidien dans les luttes sociales contre toutes les formes de domination : économiques, politiques, sociales, académiques, raciales, culturelles…
La première édition a eu lieu à Bamako du 03 au 05 avril 2009 en réponse aux politiques néo libérales qui sont entrain de bafouiller les droits des peuples et augmenter la pauvreté, l’inégalité…
A travers plusieurs espaces spécialisés (Espace écologique, Espace femmes, Espace anti-guerre, Espace déguerpis, Espace service sociaux de base), les acteurs et actrices des mouvements les plus précaires présents à cette deuxième édition du forum des « sans », vont procédé à une analyse globale critique de la situation sociale, économique, politique et culturelle tant au niveau du Mali qu’au niveau international.
Cette deuxième édition du forum des « sans », est placé sous le signe de la réflexion critique sur le thème central : «
Le bilan du développement économique et social de l’Afrique en 50 ans d’indépendance : Cas du Mali ».
Le déroulement des activités se fait à travers les conférences plénières et en ateliers dans les espaces spécialisés.
Les droits des peuples d’abord !!!
Le forum des sans
www.mouvementdessansvoix.com
13 Mai 2010
Grève de la faim des travailleurs au Mali
Lettre de désespoir des travailleurs du Mali envoyée au président du Mali.
Le Général d'Armée en retraite, Son Excellence Amadou Toumani Touré, Président de la République du Mali depuis le 08 Juin 2002.
Excellence Monsieur le Président ;
La grève de faim est l’ultime recours des travailleurs licenciés et non licenciés de l’HUICOMA, qui occupent la Bourses du Travail depuis le 10 novembre 2009 dans le cadre de la revendication de leurs droits, suite à la cession de cette entreprise au Groupe TOMOTA.
Enclenche le lundi 10 mai 2010, cette épreuve est un cri de détresse ainsi qu’une interpellation qui ne devrait laisser indifférent(e), aucune malien(ne).
Jamais auparavant la lutte de nos concitoyens pour leurs droits n’a revêtu cette forme qui met en péril leur vie. Ce drame s’inscrit dans le contexte de la commémoration du cinquantième anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance qui nous impose le devoir d’être rigoureux et solidaire notamment envers les groupes les plus vulnérables.
Monsieur le Président ;
La résistance et les revendications des travailleurs de l’HUICOMA s’inscrivent dans le contexte de crise systémique qui remet en cause le model néo-libéral qui a contraint notre pays à se débarrasser des secteurs stratégiques de notre économie. Nous avons le droit d’être audacieux au plan politique, intellectuel et social en innovant la gestion d’une entreprise comme celle de HUICOMA quand le repreneur se révèle incapable de respecter les clauses du cahier de charges.
Ignorer ou banaliser la grève de faim de nos concitoyens n’est pas acceptable ni moralement ni politiquement ni humainement.
Mais Monsieur le Président, les travailleurs de l’HUICOMA ne sont pas que les victimes d’une privatisation qui participe à la désindustrialisation et à la paupérisation de notre pays au profit d’une petite élite économique et politique. Les travailleurs de l’HUICOMA s’identifient a leur outil de travail. Ce sont des citoyens consciencieux qui veulent participer au sauvetage de l’un des maillons de notre industrie qui, gérée avec la rigueur et la transparence nécessaires peut contribuer encore comme au paravent à la relance économique à travers l’emploi, le revenu et la fourniture des produits de consommation de premières nécessités et de qualités : Huile, Savon, aliment pour bétail.
Monsieur le Président ;
Nous, acteurs sociaux, religieux, politique et culturels de cette lettre ouverte, proposons les mesures d’urgence suivantes :
· La protection des travailleurs en danger de mort en respectant le plan social élaboré par l’UNTM en faveur des travailleurs de l’HUICOMA et convenu avec l’Etat ;
· Le paiement des arriérés de salaires
La nomination d’un administrateur provisoire en accord avec les travailleurs de HUICOMA en attendant la définition des modalités de réhabilitation de l’HUICOMA dans le sens des intérêts du peuple Malien, c’est-à-dire l’emploi, le revenu et les produits de qualités ;
La mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les conditions de la cession de l’HUICOMA au groupe TOMOTA et de sa gestion.
Avec l’espoir que vous réaliserez l’urgence d’une réaction immédiate de votre part devant la dramatique situation qui motive la présente lettre, nous vous prions Monsieur le Président de la République de bien vouloir accepter l’expression de notre très haute considération.
Bamako le 13 mai 2010
Ont signé
N° |
Structure |
1 |
SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) |
2 |
FORAM (Forum pour un autre Mali) |
3 |
UCADDDD (Union des Coordinations des Association pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis) |
4 |
AME (Association Malienne des Expulsés) |
5 |
Forum des OSC (Forum des Organisations de la Société Civile) |
6 |
CAD-Mali (Coalition des Alternatives Dette et Développement) |
7 |
MOURASMA (Mouvement des Rastas du Mai) |
8 |
SANFIN |
9 |
Radio Kayira |
10 |
ARCOM |
11 |
ONG MEDS SAPECOM |
12 |
ATVR |
13 |
Union régional des retraités de Koulikoro |
14 |
Union régional des personnes âgées de Koulikoro |
15 |
MSV (Mouvement des Sans Voix) |
16 |
Présidente des Veuves et orphelins |
17 |
Association d’Entraide des femmes pour le développement |
18 |
Réseau Etrange Rencontre |
19 |
ONG OMADI |
20 |
Association international de jeunesse /Mali
|
1er mai 2010
Tuvalu se met à l'eau
COMMUNIQUE MAI 2010
Année internationale de la Biodiversité - Alofa Tuvalu se met à l’eau !
Les changements climatiques affectent la vie marine de Tuvalu aussi sûrement
que la montée des eaux menace cette micro-nation du Pacifique Sud de
disparition d’ici à quelques décennies. Principale source de protéines pour les
Tuvaluens, l’océan qui borde l’archipel est le berceau d’une biodiversité à la fois
vitale et méconnue.
Depuis 3 ans, l’association franco-tuvaluenne Alofa Tuvalu, pilote « Tuvalu Marine
Life »*, un vaste projet d’inventaire et d’étude qui a pour but de permettre à Tuvalu
de renforcer ses capacités d’évaluation, de surveillance et de gestion de ses
ressources marines, en même temps que d’accroître le savoir local et scientifique.
La première phase du projet, menée en 2009, a eu pour but de synthétiser les
données existantes et de souligner les lacunes. Après concertation avec les
différents acteurs du projet, 3 des 9 îles de Tuvalu ont été désignées pour la
conduite du complément d’investigation nécessaire : Funafuti (la capitale, au
centre de l’archipel), Nanumea (la plus au nord) et Nukulaelae (au sud).
Sandrine Job, Daniela Ceccarelli et Semese Alefaio, experts en biodiversité
marine pour Alofa Tuvalu, accompagnent cette seconde phase de terrain réalisée
en partenariat avec le département des pêches (Tupulaga Poulasi et Nikolasi
Apinelu), le bureau de l’environnement, les gouvernements locaux, le programme
NBSAP (National Biodiversity Strategy and Action Plan), New Zealand Aid,
l’Université du Pacifique Sud…
Les données acquises seront analysées et partagées avec d’autres réseaux
existants. Des ouvrages de communication seront produits, notamment un livre de
référence à vocation patrimoniale sur la biodiversité marine de Tuvalu et les
savoirs traditionnels ainsi que des ouvrages pour les communautés.
Réalisé sous l’égide de l’Unesco, le projet « Tuvalu Marine Life » est soutenu par
la Fondation d’Entreprise Total et le programme CRISP (Initiative Corail pour le
Pacifique, Agence Française de Développement).
*Le projet est partie intégrante du plan Small is Beautiful : aider Tuvalu, première
nation menacée d’être rayée de la carte par les changements climatiques, à
survivre en tant que nation, à préserver son identité, sa culture, à travers la mise en
place d’actions concrètes et reproductibles (biodiversité, énergies, déchets) à
Tuvalu et leur promotion dans le reste du monde. (www.alofatuvalu.tv)
Plus de détails sur le projet :
http://www.alofatuvalu.tv/US/05_a_tuvalu/page_05_us.html#tuvalumarinlife
Rapport bibliographique :
http://www.alofatuvalu.tv/US/05_a_tuvalu/05_sandr_juillet09.pdf
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2009
Le droit à la vie.
Michel Bégin 2 février 2009
Si vous êtes un Homme de cœur qui croit que l’avenir des jeunes est lourdement menacé et que nous négligeons, en ce monde, nos enfants d’une manière plus qu’honteuse, alors, vous pensez comme-moi!
Quand allons-nous nous réveiller et sauver l’avenir de nos enfants, plutôt que celui des grands argentiers et des grosses entreprises du passé?
Jusqu’à quand faut-il demeurer indifférent? Et combien sévères les dégâts doivent-ils devenir avant que nous trouvions que cela n’a plus aucun sens, que ce soit devenu inacceptable et totalement immoral?
Je ne désire qu’une chose depuis ma jeunesse… c’est de rassembler tous les jeunes et les jeunes de cœur, tous ceux qui souhaitent sauvegarder l’avenir de nos enfants… pour qu’ils unissent leurs efforts, leurs connaissances, leurs contacts familiaux et professionnels et qu’ils demandent tous ensemble, dans l’harmonie la plus totale et le respect absolu d’autrui, aux dirigeants (les maires, conseillers municipaux, députés, ministres, premiers ministres, Rois, Reines, chefs de clans, chef de tribu, chefs d’églises), de changer la façon dont ils s’occupent de l’avenir de nos enfants.
Leur demander de changer de mode, passer du mode guerre à mode paix, de passer de mode profit à mode générosité, de passer de mode haine et vengeance à mode amour et pardon, de passer de mode destructeur à mode constructeur, de passer de mode négatif à mode positif, de passer de mode fermé à mode ouvert, de passer de mode attaque à mode sauvetage, de passer de mode passif à mode actif. De toute façon, un jour ou l’autre, bientôt, on sera obligé.
Un jour Coluche (feu Michel Gérard Joseph COLUCCI), un génial comique français, au cœur d’or immensément grand, a déjà dit, lors de ses spectacles, des choses savoureuses et inspirantes comme celles-ci;
"Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu'ils achètent du sable ailleurs!"
"Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent, c'est pire!"
"Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le syndicalisme, c’est le contraire! "
Et une des plus belles, qui résume bien ma pensée, c’est à propos des choses qui battent tous les records de vente, qu’on achète et qui deviennent des choses « tops vendeurs » (quelles soient un bien, un service ou une idée), il disait ceci; "Et dire que si on n’en achetait pas………. Ça ne se vendrait même pas!
C’est exactement ce que je souhaite, qu’on arrête d’acheter des idées et des politiques qui vont à l’encontre de la décence humaine (qui sont à la mode depuis trop longtemps) et qu’on se mettent à acheter des idées et des politiques dont les objectifs premiers ne soient pas reliés à la rentabilité, au profit et à l’exploitation, mais plutôt reliés à la générosité, au partage équitable et au respect fondamental des droits de l’Homme.
Et vous savez? Je crois que si effectivement toutes les personnes de tous les pays de ce monde, dans lequel nous vivons tous, désireuses de protéger l’avenir de nos enfants, le demandaient à leurs dirigeants, leurs représentants, les tops vendeurs pourraient changer de modèle. Et c’est ce que je crois le plus fermement.
Je suis et je suis loin d’être seul, absolument convaincu que si nous mettons tous nos cœurs ensembles, il y en aura suffisamment pour faire basculer la balance. Et tout ça en ayant agi de manière humble, respectueuse, pacifique, tolérante et harmonieuse. Comme si les enfants de la planète leur demandaient tous gentiment, en même temps et avec leurs plus grands sourires;
"S’il vous plaît…, sauvez-nous la vie. "
Alors pour quelle raison devrions-nous attendre encore et encore?
Pourquoi ne pas se hâter d’intercéder pour eux auprès des dirigeants actuels? Pourquoi attendre que les journalistes soient obligés de nous annoncer, avouer finalement, que les calamités annoncées par les scientifiques et penseurs (dont certains avaient fait mention de ces réalités et dont les nouvelles graves avaient été diffusées timidement dans les médias), étaient désormais devenues des réalités menaçantes pour l’humanité.
Et que les seuls capables d’y faire face étaient nos enfants n’ayant comme outils que : l’énorme dette laissée par leurs prédécesseurs, la dégradation la plus désolante qui soit, de notre environnement, une attitude de je-m’en-foutisme de la part de ses aînés et en plus des fonds engloutis dans des guerres destructrices, dévastatrices, sanglantes et meurtrières.
Comment vont-ils être en mesure de surmonter les défis qui les attendent déjà à la croisée des chemins? Plusieurs répondent en disant déjà et depuis longtemps; " Ils n’auront qu’à faire comme nous, ils se débrouilleront. ", "Nous après la guerre de quatorze………………."
Nous sommes entourés par, et sous la férule des technocrates (ces personnages qui font prévaloir les considérations techniques ou économiques sur les facteurs humains.)
Nous n’avons que des journalistes manipulateurs payés et muselés qui musèlent à leur tour les demandeurs de changements et ils imposent à la population leurs visions en tentant de nous dicter notre façon de vivre et de penser. Un journaliste par son attitude, ses propos et ses intentions peut détruire une personne qu’elle soit notable ou quelconque. Il peut nous vendre sa salade et on va finir par y croire et l’acheter! Les gens se mangent la laine sur le dos comme disait l’autre!
J’ai hâte au jour où les médias d’informations diront; "Une manifestation pacifique et silencieuse s’est déroulée aujourd’hui, à travers le monde, dans le calme et l’harmonie, pour revendiquer croyez-le ou non, rien de moins que le droit à la vie".
Michel Bégin , le lundi 2 février 2009.
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Nous sommes les plus grands prédateurs de nos enfants!
Michel Bégin 29 janvier 2009
Est-ce que nous avons cessé d’aimer nos enfants et avons-nous baissé les bras devant l’immense désastre que nous leur laissons?
1 enfant tué à Montréal par ses parents qui le secoue trop violemment.
2 enfants tués à coup de couteau dans une garderie en Belgique.
3 enfants tués par leur mère dans un pacte de suicide à Saguenay.
75 enfants tués dans la bande de Gaza par l’armée israélienne.
107 jeunes soldats canadiens tués en Afghanistan.
300,000 enfants soldats dans le monde.
10 millions d’enfants ont vécus la guerre.
100 millions tuées en Chine, en Inde et au Pakistan parce que ce sont des filles.
130 millions de filles excisées dans le monde.
250 millions d’enfants de moins de 14 ans victimes de l’exploitation sexuelle.
350 millions d’enfants meurent de faim dans le monde.
351 millions d’enfants sont exploités au travail.
2, 250, 000, 000 d’enfants pris en otage par notre système politique international.
En effet nos enfants sont pris au piège dans un système politique qui favorise les détenteurs de capitaux plutôt que le bien être de la population. Les politiciens sont ni plus ni moins que des marionnettes au service des gens qui veulent créer de la richesse sur le dos de la population mondiale, peu importe les moyens pour y parvenir. On favorise le profit sur le droit à la vie. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe actuellement dans le merveilleux monde de la politique pour constater à quel point c’est bien réel et à quel point on n’apprend jamais rien de nos erreurs passées.
Malgré la faillite cinglante du système économique actuel, on persiste à vouloir engloutir des centaines de milliards de dollars dans un système qui a prouvé, par l’absurde, de ne pas avoir été en mesure de faire fonctionner l’économie mondiale.
Au lieu de profiter du marasme actuel pour développer de nouveaux modèles économiques, on fait comme on a toujours fait dans le passé. Pourquoi ne pas investir ces mêmes milliards dans la protection des éléments nécessaire à la vie?
Avez-vous lu le commentaire de Joseph E. Stiglitz, professeur à l’Université de Columbia et Prix Nobel d’économie en 2001, il disait à propos du sauvetage des banques "une transfusion sanguine ne sert à rien si on ne guérit pas l’hémorragie interne." C’est vrai pour tous les sauvetages des grands amis des politiciens et leaders du monde.
Alors pourquoi ne pas changer? La réponse est simple. De nouveaux joueurs profiteraient de cette nouvelle manne et eux, les anciens joueurs, ils ne veulent absolument pas perdre leurs acquis. Même s’ils vous empoisonnent, vous volent, vous privent de biens essentiels, vous pourrissent l’existence en polluant l’air, l’eau, la terre, bref la planète, ils vous tuent…mais ils ne veulent pas lâcher prise. Et ne l’oublions pas ce sont eux qui placent les politiciens dans ce grand échiquier!
Le simple citoyen est pris dans l’engrenage des dettes que les banques ont crées, Réginald McKenna, ancien président du conseil d’administration de la Midlands Bank du Royaume Uni disait «Je crains que le simple citoyen n’aime pas se faire dire que les banques peuvent créer de l’argent et tiennent dans leurs mains la destinée des peuples ». L’argent mène le monde et le monde en est son esclave. Léon Tolstoy a écrit cette phrase étonnante « L’argent est une nouvelle forme d’esclavage, et elle ne se distingue de l’ancienne que par son caractère impersonnel…il n’y a plus de relation humaine entre le maître et l’esclave ».
Les gouvernements sauvent leurs amis dans de grandes industries en allant puiser à même les poches des pauvres contribuables des centaines de milliards de dollars pour éponger leurs dettes et sauver des entreprises ou des institutions financières qui, elles par contre, ces grosses institutions, n’hésiteront pas une seconde à vous saisir vos biens pour non paiement de votre petite dette! Et en même temps, ils vous annoncent qu’ils vont réduire vos impôts de 160$ petits dollars par année, c’est fabuleux
Un gouvernement peut se permettre de savoir qu’une pollution évidente vous tue et se permettre en même temps de vous le cacher pendant des décennies pour ne pas déplaire ou nuire aux gains potentiels des grands financiers. Tant pis si cela vous donne le cancer et que vous en mourrai plus tard.
C’est le cas de la ville de Shannon en Banlieue de Québec par exemple. Les citoyens de cette municipalité ont bu une eau contaminée au TCE (trichloréthylène) Le TCE est un puissant solvant industriel qui est utilisé dans la fabrication d’armes par la Défense nationale et des sous-traitants à Val Cartier. Ce produit, après avoir été déversé pendant des décennies dans la nature environnante a fini par contaminer la nappe phréatique alimentant en eau les citoyens de la petite municipalité de Shannon. Le gouvernement était au courant de la contamination de l'eau depuis 30 ans!!! Une contamination au TCE de plus de 180 fois la norme acceptable.
Résultat; des centaines de maladies, de décès inexpliqués, des cas de cancer, ils buvaient du poison. En effet ce poison était dispersé dans l’environnement depuis 1950. Le gouvernement en avait été informé dès 1978 et n’a rien dit et n’a rien fait. Ce sont les citoyens eux-mêmes qui l’ont découvert.
Il y a quelques jours la communauté scientifique annonçait que certains des effets engendrés par les changements climatiques étaient maintenant estimés irréversibles.
Qui en a parlé dans les médias d’information? Personne n’en parle. Qu’est-ce qu’on attend??? On laisse le fardeau aux jeunes qui n’auront qu’a se démerder avec les problèmes. En effet et aussi malheureux que cela puisse paraître, la majorité des bien nantis s’en foute complètement et ne sont pas prêts a perdre un peu de leur confort. Ils ne veulent pas changer leur rythme de vie parce qu’ils se disent et c’est l’absolue vérité, ‘Je me fous de ce qui va arriver plus tard à nos enfants, je ne serai plus là quand les problèmes arriveront.’ Inouï! Comment peut-on à la fois dire qu’on aime nos enfants et en même temps énoncer ce raisonnement d’abruti? On en est rendu là, l’égoïsme à son paroxysme. Le monde est de plus en plus individualiste.
Et on s’étonne que le taux de suicide augmente chez les jeunes, les jeunes du monde entier sont désillusionnés, désespérés, désintéressé de la politique et de ses acteurs, parce qu’ils n’y voient que de l’injustice, de la duperie, des mensonges et des manigances. Ils sont, de plus, complètement endormis par les journalistes qui manipulent l’information et par les médias qui les censurent. Pendant que l’on raconte des histoires à l’eau de roses et qu’on nous montre un terrible incendie, un meurtre crapuleux, la dégringolade de la bourse et les élucubrations des élus pour nous faire croire qu’ils vont tout régler, on s’enlise un plus profondément dans l’endettement, on s’éloigne des vraies priorités humaines, on s’attaque sauvagement à notre mère la Terre, comme disent les autochtones d’Amérique et on laisse en héritage aux jeunes de l’avenir… tout proche, une calamité gigantesque. Et on s’en fout!!! Les journalistes n’écoutent même pas ceux qui tentent d’intervenir en leur faveurs et encore bien moins les jeunes eux-mêmes.
Que se passe-t-il donc dans la tête des citoyens de notre monde? Où sont rendues nos belles valeurs? Nos enfants crient au secours et personne ne les entends. Nous empoissonnons leur existence et leur avenir et on ne s’arrête même pas pour y réfléchir. OUI NOUS SOMMES LES PLUS GRAND PRÉDATEURS DE NOS PROPRES ENFANTS!
29 janvier 2009
Michel Bégin, président et fondateur
L’Association Internationale de la Jeunesse (Canada XXI) Inc.
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Quand va-t-on s'occuper de l'avenir sombre actuel de nos enfants?
Le dimanche 4 janvier 2009
Depuis bientôt plus de 30 ans je parcours le monde et communique avec toutes sortes d'instances gouvernementales, différents ONG, des groupes de ressources, des organismes de bienfaisance, des communautés ethniques, les journalistes de tous les médias du monde pour les informer du désir des jeunes d'entamer au plus vite des processus de changements.
Les gouvernements, les politiciens nous félicitent, nous souhaitent longue vie.
Les ONG nous regardent d’un air indifférent et interrogateur tout en voulant garder leurs distances et maintenir leurs images et satisfaire leurs égos.
Les organismes de bienfaisance nous font part de leur manque de ressources.
Les groupes de ressources ne veulent pas se regrouper, afin de ne pas perdre leurs subventions.
Les communautés ethniques se disent toutes favorable à cette action que je propose.
Les journalistes ignorent mes propos et mes écrits sous prétexte qu’ils ne sont pas là pour faire la promotion d’organismes humanitaires et de bienfaisance et que je ne suis à leurs yeux qu'un illustre inconnu. Bien entendu ces propos que je leur tiens depuis de nombreuses années, ne font pas dans le sensationnalisme ce dont ils sont friands avant tout.
Tout le monde dit vouloir faire quelque chose, mais ce ne sont pour plusieurs, que des vœux pieux qui ne peuvent se réaliser que dans l’action soutenue de la jeunesse, car celle-ci est, plus que ses aînés et plus que jamais, respectueuse de l’existence des autres. Elle veut participer sainement à l’évolution du monde, elle n’accepte plus de vivre sous la tente d’oxygène, elle refuse obstinément la camisole de force, elle rejette le poumon artificiel, elle ne portera pas le masque et ne sera pas le bouc-émissaire!
Aujourd’hui fort heureusement, la majorité des jeunes de la planète se considèrent frères et sœurs et habitants de la terre et très peu nombreux sont ceux qui considèrent les couleurs, les cultures, les religions, les croyances, les langues, les origines comme étant des éléments pouvant mener à quelque ségrégation que ce soit.
L’humanité via sa jeunesse formidable progresse et devient plus intelligente, plus tolérante et mieux informée. La jeunesse n’est pas raciste et elle est désireuse d’agir en ce domaine et cela avec toutes ses forces, sans relâche en étant consciente des changements nécessaires à la réalisation de ce défi réaliste et absolument indispensable pour les changements que cette même jeunesse aspire à accomplir.
Seul un désir ardent et soutenu pourra être l’élément déclencheur de cet extraordinaire accomplissement qui est pour bientôt, j’en ai l’intime conviction. Sans ces prémices rien d’autre ne sera possible. Car la majorité des problèmes de ce monde sont de très près relié à ce malheureux phénomène.
C'est pourquoi je vous demande bien humblement d'accepter de m'aider dans cette grande et nécessaire entreprise qu'est le rassemblement de la jeunesse internationale pour entreprendre tout de suite des actions concrètes qui visent à sauver l'avenir de nos enfants qui, si on continue à n'avoir que des voeux pieux, sera terrible pour eux. Le temps file à vive allure et les conséquences de nos actes ne contribuent qu’à augmenter la difficulté pour nos enfants, de renverser la tendance actuelle qui ne mène à rien de bon c’est certain.
Je ne peux m'empêcher de penser aux nombreux dirigeants de ce monde qui m'ont dit personnellement des phrases comme: "Je m'en fous de ce qui pourra advenir des jeunes dans le futur, je serai mort."!!!
Ce sont ces mêmes dirigeants qui empochent des millions, voir des milliards de dollars chaque années sur le dos des pauvres, des gagne-petit, des travailleurs et des citoyens ordinaires de ce monde. Ceux qui vous arrachent votre terre, votre culture et votre avenir sans gêne, ni remords. Ce sont les mêmes qui vous vendent en toute connaissance de cause des produits dangereux pour la santé, lorsqu'ils ne sont tout simplement pas mortels, uniquement que pour faire de l'argent à tout prix.
Ce sont également les mêmes qui mettent en péril la vie sur Terre, qui détruisent l'environnement, qui créent des monopoles, qui dirigent des entreprises inutiles qui se situent entre un produit et/ou un service et vous, avec pour seul et unique but de faire de l'argent. Tout en contribuant seulement à empocher des profits en n'ayant comme effet que d'en faire augmenter le prix.
Ce sont eux qui financent les partis politiques, les despotes, les dictateurs, les terroristes, les fonctionnaires de toutes les nations, qui corrompent les dirigeants faibles ou malhonnêtes, la justice et les systèmes sociaux en place.
C'est également ces mêmes personnes froides, sans cœur et sans pitié, qui récoltent l'argent de la main gauche pour le redistribuer de la main droite dans toutes sortes d'entreprises qui fabriquent des armes conventionnelles, des armes de destruction massive, des armes nucléaires, des armes aérospatiales, des boucliers anti-missiles, et des boucliers anti-boucliers, et qui, par le fait même, engloutissent toutes les ressources financières de la planète dans la guerre, le passé, la vengeance, la haine et la mort, plutôt que d'investir dans la paix, l’avenir, le pardon, l’amour et la vie.
Il est devenu extrêmement urgent de se prendre en main et d'unir toutes nos forces dans le but de créer une nouvelle convention morale humaine. Cessons de ne penser qu’à nous-mêmes.
J'ai souvent en tête une phrase célèbre de mon comique français préféré (Coluche) qui disait ceci à propos des produits (peu importe quoi) qui sont des tops vendeurs dans le monde: " Et quand on pense que si on n'en achetait pas, ça ne se vendrait même pas".
Allez visiter le site de l'Association Internationale de la Jeunesse (Canada XXI) Inc. à l'adresse suivante ; www.association-internationale-jeunesse.com et faites circuler l'information. Je vous exhorte de m'appuyer par des actions concrètes. Laissons de côté les belles paroles et passons à l'action. Je sais avec certitude que nous sommes peu nombreux actuellement à tirer la locomotive d’un train que la très grande majorité des Hommes veulent prendre.
Combien de nos enfants devront mourir encore aux armes, avant que nous recommencions à trouver que la guerre est horrible? Le jour du souvenir, célébré un peu partout à travers le monde, me fait toujours sourciller, car il me semble qu’on ne se souvient jamais de rien et qu’on est toujours prêt à recommencer toutes les atrocités et immondices possibles.
Combien de nos jeunes doivent se suicider avant que nous trouvions cela inacceptable? Ils n’ont plus d’espoir!
Combien de milliers d’enfants devront mourir de faim chaque jour devant nos yeux avant que nous ayons le désir d’intervenir concrètement.
J’appelle au secours au nom des milliers de jeunes qui m’ont fait part de leur désespoir, de leurs craintes et de leur impuissance face à cette machine démentielle qu’est le système géopolitique mondial actuel.
Permettez-moi d’insister et de vous relancer sans arrêt, jusqu’à ce que la nouvelle ère naisse.
Michel Bégin, président et fondateur
L’Association Internationale de la Jeunesse (Canada XXI) Inc. (5 décembre 1985)
Le dimanche 4 janvier 2009
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Empreintes et paradoxes des exploitants miniers canadiens en RDC
Mikhael Missakabo
2008-11-21, Numéro 78
Constatant que la République démocratique du Congo représente un vrai paradis fiscal et juridique pour les entreprises étrangères, Mikhael Missakabo démontre que l’abondance des ressources naturelles dans ce pays n’a produit qu’une série de crises prolongées. Lorsque les conditions de vie des Congolais se détériorent, le secteur minier continue de fournir environ 70% du budget national. Une réalité qui met en évidence les avantages dont profite un petit nombre au détriment de la majorité. Soulignant que ces conditions en RD Congo n’auraient jamais été tolérables au Canada même, Missakabo se demande quel est l’avenir d’un continent exploité systématiquement par des intérêts motivés par un seul soucis : le profit.
Nul doute, ce qui se dit à haute voix ou se susurre sur l’Afrique en général et le contexte socio-économique africain en particulier ne va pas souvent dans le sens de la promotion des investissements étrangers. Cependant, au cours d’Indaba 2006, un haut responsable d’une compagnie minière canadienne exhorte ses pairs à profiter des « conditions exceptionnelles » en osant investir en République démocratique du Congo (RDC). Ceci, en dépit de la presse peu flatteuse dont fait l’objet ce pays martyrisé. C’est le cadre idyllique du Cap en Afrique du Sud –contrastant nettement avec les zones d’exploitation minière du reste de l’Afrique - qui accueille chaque année Indaba, une grand-messe réunissant différents acteurs de l’industrie minière de la planète intéressés par l’aventure africaine. Difficile à imaginer? Et pourtant c’est vrai. Voilà une intéressante illustration d’un des paradoxes qui émaillent les « relations » entre l’Afrique et l’Occident.
Sans toutefois s’appesantir exclusivement sur l’analyse de la nature de ce paradoxe, cet article cherche surtout à mettre en évidence les contours de l’empreinte des entreprises minières canadiennes en RDC. Leur supériorité numérique fait qu’elles ne peuvent pas passer inaperçues. En fait, quand une entreprise minière canadienne ou autre passe, elle laisse une empreinte. Cette empreinte n’est pas seulement écologique, elle est aussi socio-économique. Malheureusement, ce n’est pas tout. Hélas, elle s’étend jusqu’au domaine des droits de la personne.
Par « conditions exceptionnelles », cet opérateur faisait allusion aux conditions juridico-légales et fiscales très avantageuses qu’offrent la RDC aux investisseurs dans le secteur minier. Ainsi, pour les « exploitants » miniers, la RDC ne semble pas être seulement un paradis fiscal mais aussi un paradis juridique. Pourquoi en est-il ainsi? Les raisons sont multiples et profondes.
Depuis deux décennies, une situation de crise prévaut en RDC. Et pourtant, ce pays est choyé par la nature. Le climat y est clément. L’eau est abondante. La faune et la flore sont florissantes. On ne peut pas ne pas le mentionner: son sous-sol de ce pays regorge d’importantes ressources minières. Tout indique que l’exploitation ainsi que la commercialisation de ces ressources tardent à donner une impulsion à une synergie de développement. En d’autres mots, elles n’ont pas encore amélioré les conditions de vie des congolais. Au contraire, on succombe à la tentation de croire que l’exploitation de ressources minières contribue sensiblement à la détérioration des conditions de vie des congolais.
Le paysage économique de la RDC a toujours été dominé par le secteur minier. Celui-ci en est la locomotive. Sa contribution au budget de l’état oscillait souvent aux environs de 70%. En RDC, quand on parle du secteur minier, on voit avant tout la Gécamines qui est le principal dépositaire des ressources minières concentrées dans le sous-sol de la province du Katanga. Cependant, ce «géant», la Gécamines, est aujourd’hui moribonde suite à la prédation et la gestion catastrophique du régime Mobutu. Au Katanga, la Gécamines était jadis le plus gros employeur. Imaginez les conséquences de sa faillite. Ainsi, après la faillite de la Gécamines, la RDC avait décidé d’autoriser l’exploitation artisanale de l’hétérogénie – minerai contenant cobalt et cuivre. L’intention affichée était celle de promouvoir la création d’une classe moyenne congolaise qui servira de courroie de transmission pour un développement harmonieux. Avec la faillite de la Gécamines, il fallait bien
« créer » des « emplois » pour occuper les employés de celle-ci qui étaient au « chômage technique ». Une dizaine d’année plus tôt, l’initiative de libéraliser l’exploitation artisanale du diamant avait été prise dans les deux provinces du Kasaï. Malheureusement, l’exploitation artisanale de l’hétérogenite, du diamant ou du coltan profite plus aux expatriés, petits porteurs des capitaux utilisant les congolais comme intermédiaires et/ou ouvriers.
Sous l’impulsion et/ou la pression de la Banque Mondiale, le gouvernement congolais promulgue le Code Minier régissant la libéralisation de l’exploitation minière. En somme, la promulgation du Code Minier est une consécration de la libéralisation de l’exploitation minière. L’aire des jeux était nivelée mais les joueurs ne sont pas de la même catégorie. En plus, ils ne sont pas du même calibre non plus. Conséquence: ruée des « exploitants » vers la RDC. Il fallait bien s’attendre aux abus, bavures et dérapages. Ainsi l’état congolais se trouve être la première victime de sa propre initiative. Négociant en position de faiblesse, il octroie des contrats déséquilibrés. Dans bien des cas, ces contrats fournissent aux «exploitants» des outils juridico-légaux pour saboter cette même libéralisation et ses objectifs. Et, par voie de conséquence, ce sabotage étouffe l’initiative de créer une classe moyenne congolaise nécessaire au développement harmonieux. Cette fois-ci, sous l’impulsion et/ou la pression des ONG internationales ainsi que les organisations de la société civile congolaise, et après moult tergiversations, les contrats sont revisités en vue d’un rééquilibrage. Apparemment, les « exploitants » à gros calibre trouvent des ressources –ailleurs ainsi que dans le Code Minier- qui leur permettent de garder leurs marges de manœuvre.
A en croire Alain Deneault, l’auteur de Noir Canada : pillage, corruption et criminalité en Afrique, les entreprises minières canadiennes opérant en Afrique sont responsables des exactions dignes des empires coloniaux. Déjà au début des années 1990, juste après les privatisations accouchées sous les auspices de la Banque Mondiale , les entreprises minières canadiennes profitaient du régime chancelant de Mobutu. Quelques années plus tard, la rébellion menée par Laurent-Désiré Kabila éclate. En quelques semaines elle a le vent en poupe. Les entreprises minières -les canadiennes comprises- vont à la ‘rescousse’ de l’équipe gagnante. Les contrats d’exploitation sont distribués sont signés avec Laurent-Désiré Kabila. Du même coup, Laurent-Désiré Kabila obtient des moyens financiers pour soutenir la guerre et, de facto, une reconnaissance économique internationale avant la chute du régime Mobutu. Pour les entreprises canadiennes comme Banro Corporation ou Barrick Gold, tant que les affaires sont juteuses l’avant et l’après du changement de régime, c’est du pareil au même.
Banro, Kinross-Forrest, Barrick Gold, Emaxon, Lundin (Tenke Fungurume Mining), Mindev, Anvil Mining font partie des entreprises minières canadiennes les plus en vue. Quelques unes d’entre elles nous fournissent des exemples pour illustrer l’empreinte des entreprises minières canadiennes en RDC. Une liste exhaustive serait trop longue et, certes, hétéroclite. Elle comprendrait des entreprises à capitaux canadiens (privés et publics) mais ayant aussi des comptes bancaires et adresses postales dans des paradis fiscaux. Bien que certaines recourent souvent aux capitaux privés, une bonne partie de ces entreprises sont inscrites et cotées aux diverses bourses canadiennes. C’est la TSX de Toronto qui exerce un irrésistible attrait de prédilection. La raison est évidente: elle est la moins regardante sur les valeurs déclarées par les entreprises minières. Certains analystes vont jusqu’à dire que, contrairement aux bourses américaines, la TSX (Bourse de Toronto) ferme les yeux sur les évaluations à la baisse des gisements miniers faites à dessein. Celles-ci permettent, par la suite, aux entreprises minières de spéculer sur la valeur réelle des ressources et de voir augmenter exponentiellement leurs profits. Ce petit détour permet de comprendre la situation de la Gécamines.
Au Katanga comme au Kasaï Oriental, le « système » économique et sa santé dépendent en très grande partie des activités minières. Gécamines est une entreprise de l’état congolais opérant dans la province du Katanga. Comme mentionné ci-haut, elle est en faillite. Première conséquence de cette situation: les salaires des employés de la Gécamines sont impayés. Une autre conséquence, les petites et moyennes entreprises qui faisaient de la sous-traitance pour le compte de la Gécamines s’essoufflent. Pour dompter le mécontentement de la population et éviter l’explosion sociale, le régime Mobutu libéralise le secteur minier. L’exploitation minière artisanale prend de l’ampleur. Dans son sillage, catastrophes écologiques, éboulements de terrain entraînant mort d’hommes montent en flèche.
EMPREINTES
La situation de Mutoshi est très éloquente. Mutoshi, une petite banlieue de Kolwezi au Katanga est depuis février 2007 le Klondike des milliers de creuseurs artisanaux. Ces derniers, pour la plupart jadis employés par la Gécamines, labouraient une riche carrière abandonnée. Celle-ci est adjacente à la petite cité. Ils y ont été chassés quand, dans le cadre d’une joint-venture, la Gécamines l’a cédée à la canadienne Anvil Mining. Comme il faut bien gagner son pain, les creuseurs artisanaux ont suivi les différents filons qui ont débouché sur des maisons d’habitation ainsi que des artères de la petite cité de Mutoshi. On peut imaginer la suite: les routes et les propriétés de la cité sont prises d’assaut par les exploitants artisanaux.
Aujourd’hui, les «exploitants» canadiens en RDC se partagent ressources et infrastructures ayant une valeur boursière actuelle bien au delà de 300 milliard de dollars américains pour la plupart à travers des contrats léonins avec les entreprises minières para-étatiques. Sous la pression de la société civile, les partis d’opposition et les ONG internationales, le gouvernement de la RDC était contraint à revisiter certains contrats miniers considérés comme déséquilibrés. L’un de ces contrats et le plus flagrant est celui qui lie la Gécamines à Tenke Fungurume Mining (TFM). Cet opérateur canadien (une ramification de Lundin Mining) exploite un secteur comprenant 13 gisements identifiés sur la réserve la plus importante de cobalt de la planète. En 2007, le capital d’investissement de TFM était estimé à 900 millions de dollars américains. En 2008, la Gécamines s’aperçoit que la TFM a unilatéralement procédé à une majoration de son capital d’investissement. Celui-ci passe de 900 millions à 1,75 milliard de dollars américains. Ce qui veut dire la TFM a augmenté sa part du capital de 850 millions dollars sans consulter, ni informer son partenaire principal, la Gécamines. Sournoisement, TFM a fait passer la participation de la Gécamines dans la joint-venture de 45% à 17,5%, avançant l’amélioration des infrastructures et autres hausses des coûts comme raison. Ainsi, la mise initiale de la TFM s’en trouve surévaluée, puisque le Code Minier permet aux investisseurs de récupérer, par la procédure d’amortissement dégressif leur mise initiale. Ainsi la TFM pourra récupérer une mise surévaluée pendant les premières années d’exploitation. Et, par voie de conséquence, ces premières années d’exploitations seront déficitaires pour la Gécamines et l’état congolais.
D’autres «exploitants » canadiens ont aussi su profiter de la situation. Le contrat signé, en 2005, entre la Gécamines et Kinross-Forrest accorde à ce dernier 75% des parts de la valeur partageable. En plus, il est entendu que le capital investi ainsi que l’intérêt lié peuvent être remboursés en moins de 5 ans de production effective. En fait, Kinross-Forrest se taille la part du lion au détriment de l’état et du peuple congolais. La canadienne Emaxon a réussi un coup de maître en obtenant les droits exclusifs sur l’exploitation des diamants. Sans commentaires.
Anvil Mining exploite trois sites au Katanga. C’est surtout celui de Dikulushi qui a attiré l’attention de la commission de révision de contrats. Ladite commission a sourcillé sur le fait qu’une clause d’un contrat signé en 1998 accorde à Anvil Mining et ses sous-traitants une exemption totale d’impôts et de royalties pour une période de 20 ans. Pour le site de Mutoshi, on peut facilement constater les conséquences tant socio-économiques qu’écologiques. Les habitants de Mutoshi se voient obligés de sacrifier leurs habitations pour extraire le minerai connu sous le nom d’hétérogenite (mélange de cobalt et cuivre). On peut imaginer que l’impact écologique n’est pas une préoccupation majeure des creuseurs artisanaux. Pour certains « exploitants » miniers, les droits de la personne ne représentent pas une préoccupation majeure. En 2005, l’entreprise canadienne Anvil Mining a reconnu avoir fourni un appui logistique pour le transport des unités combattantes de l’armée nationale dans le cadre d’une opération qui s’est soldée par la perte de vies civiles. Parmi les victimes, on comptait un grand nombre de femmes et d’enfants.
Au courant de cette année, la ville de Likasi au Katanga a été le théâtre de violents affrontements opposant les forces de l’ordre aux centaines de creuseurs artisanaux. Bilan de ces affrontements: 1 mort et 32 blessés. Ces incidents ont été provoqués par l’expulsion des creuseurs artisanaux d’une ancienne carrière abandonnée par la Gécamines. Cette carrière située à Kamatanda (environ 7 km de Likasi) a été récemment transférée à une entreprise d’exploitation minière à capitaux canadiens.
L’impact écologique des activités minières est de plus en plus évident. Les grandes quantités de produits chimiques déversés dans les mines se retrouvent dans les nappes phréatiques. Ces dernières s’en trouvent contaminées. Les cours d’eau sont pollués par les déchets chimiques. Il y a quelques jours, Radio Okapi, couvrant toute l’étendue du territoire de la RDC, rapportait une situation inquiétante. Elle relayait une information publiée par le Centre des droits de l’homme et du droit humanitaire (CDH) dénonçant la pollution de l’eau de consommation domestique à Lubumbashi, une ville de 4 millions d’habitants et aussi la capitale de la province du Katanga. L’ONG de défense des droits de la personne met à l’index les « exploitants » miniers et fait état de « l’existence de plusieurs cas de déformation congénitale constatés dans divers hôpitaux de la ville. Un phénomène qui serait une conséquence de la consommation d’une eau polluée ».
LE PARADOXE
Environ 60% des entreprises minières opérant en Afrique sont canadiennes et/ou elles sont à capitaux canadiens. Presque partout où il y a des activités minières en Afrique, il y a de sérieux problèmes. Ces défis ne sont pas que socio-économiques. Ils sont écologiques et affectent les droits de la personne. Ce qui est bon pour le Canada, l’Afrique ne le merite pas. Une attitude généralisée chez les miniers opérant en Afrique qui semble informer leurs prise de décision ainsi que leurs actions.
Le Peter Munk Cardiac Centre ainsi que le Peter Munk International Centre de l’université de Toronto bénéficient de la générosité du président de Barrick Gold. Teachers Pensions, OMERS, Canada Pension Plan et autres investissent dans les entreprises minières canadiennes opérant RDC. Tout le monde en profite! Cependant, les royalties que ces «exploitants» miniers payent à l’état congolais frôlent à peine les 5%.
Pour la RDC, 75% d’une population totale d’environ 60 million d’habitants (soit environ 45 millions d’âmes) survivent avec moins d’un dollar par jour. Les coûts de production sont très bas, le chômage y est endémique. Les activités syndicales sont souvent torpillées. Il y a deux ans Banro Corporation, détenteur de 13 permis d’exploitation dans le Sud Kivu couvrant des concessions qui regorgent approximativement 2178 millions onces d’or se targuait d’avoir contribué au bien-être de la population locale en offrant une petite cuisine à l’hôpital local.
L’ACDI et la SNC-Lavalin ont dépensé presque 2 millions de dollars canadiens sur une étude de préfaisabilité pour la construction du barrage hydroélectrique Inga 3. L’électricité produite par Inga 3 sera pour l’exportation. En d’autres mots, les habitants du coin peuvent continuer à abattre les arbres pour faire du charbon utilisé pour la cuisson des aliments et exacerber, outre l’appauvrissement du sol, les érosions. A la dernière rencontre qui s’est tenue à Londres sur cet important projet, les représentants du gouvernement de la RDC et ceux de la société civile n’ont pas eu voix au chapitre. Selon Alain Deneault, « il est inquiétant de voir les agences gouvernementales, comme l’ACDI, octroyer des fonds d’aide au développement à certains pays africains, alors qu’au même moment des compagnies canadiennes se livrent parfois au pillage des ressources de ce même pays. L’ACDI agit comme une agence de marketing pour le Canada, permettant de masquer les abus commis par les compagnies canadiennes ». On pourrait se demander si les obligations tant légales que morales qui s’appliquent aux entreprises minières au Canada ne peuvent pas avoir cours sous les tropiques. Nul doute que la motivation première des entreprises minières est simple: faire des profits. Cependant, ceci n’est pas une raison pour ne pas respecter les conditions d’engagement envers les pays hôtes. En grande partie, ces entreprises recourent aux méthodes n’ayant pas cours au Canada. Celles-ci comprennent les pratiques financières prédatrices, la violation de droits humains fondamentaux, la violation de normes écologiques, séquestration des ressources par des « exploitants » n’ayant pas les moyens de les valoriser. Indubitablement, ces pratiques compromettent l’avenir du continent africain.
Avec Alain Deneault, on peut aussi se poser la question suivante: « pour la population canadienne, à quoi peut servir l’exploitation éhontée du diamant, de l’or en Afrique comme au Canada, si en plus les profits engendrés vont alimenter des compagnies suspectes qui s’attaquent au bien commun? ».
* Mikhael Missakabo est un professeur de sciences à la George Brown Community College à Toronto. Il a quitté la République démocratique du Congo il y a 20 ans, mais il suit attentivement l'évolution du pays.
* Veuillez envoyer vos commentaires à editor@pambazuka.org ou commentez en ligne sur www.pambazuka.org
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NB: l'ADG de la Gécamines est un avocat canadien....(depuis 2005) nommé par la présidence de RDC!!Bien vu!!
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27 Novembre 2008
L'Association Mauritanienne d'Aide aux Malades Démunis apporte son soutien sans réserve au Haut Conseil d'Etat et à sa tête le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la république.
Selon le président de cette ONG Mr Ahmedou Ould Diya, cette rectification est venue à point nommée, elle s'imposait. Elle a été menée d'une manière pacifique au moment où le pays était au bout du gouffre.
Le Président de l'ONG AMAMD, ajoute qu'il a pris cette décision avec son bureau executif, parce que la nouvelle vision du Général Mohamed Ould Abdel Aziz est la plus adaptée pour le pays.
Au bout d'un trimestre, nous avons vu les réalisations du Haut Conseil d'Etat ayant à sa tête le Général Mohamed Ould Abdel Aziz qui se déméne pour aller à l'écoute de son peuple. Le peuple s'est lassé de la politique politicienne et les querelles de ses auteurs, il veut des faits et ceux ci sont en train de se réaliser avec le Général Aziz, pour une Mauritanie unie et prospère.
Pendant que les membres du FNDD ne ménagent aucun effort pour ternir l'image de notre pays, parce qu'ils ont perdu les priviléges de la mauvaise gestion, le président du peuple sillonne le pays pour s'enquérir des difficultés que vivent les communs des mauritaniens. Et on nous rabache les oreilles avec "Démocratie" "Président légitime", tous ces mots n'ont aucun sens pour les couches les plus démunis qui ne cherchent qu'à gagner leur pain. Que l'occident soit satisfait du mode de gouvernement n'enrichit pas le panier de la ménagère.
A titre d'exemple le président Khaddafi est le moins aimé par les occidentaux, pour autant son peuple vit dans l'abondance, la tranquilité et la stabilité. Le train de la Mauritanie marche bien, parce que tiré par de bonne locomotives qui sont : Un président qui veut du progrés et de la prospérité pour son peuple, un peuple déterminé à tourner les pages sombres des systèmes de gourvenements qui se sont succédés, des parlementaires responsables devant leurs électeurs, des communes, des organisations syndicales et une société civile désirant jouer pleinement son rôle. Ou est le problème alors?
Le président de l'AMAMD ajoute qu'il invite toutes les forces vives de la nation à s'unir pour faire des journées de concertation qui vont soulever les véritables problèmes des mauritaniens.
ONG AMAMD BP 2808
Mail : amamd_mr_ong@yahoo.fr
almoravide
Feuillat Jean
11e Réunion du Conseil à Kampala, Ouganda 06 mai 2008
Le Conseil international tient la 11e réunion de son Conseil à Kampala, en Ouganda, du 9 au 11 mai. Le Dr Sylvia Tamale de l’Université de Makerere, membre du Conseil, accueille cet événement. Les membres du Conseil et ses invités pourront discuter de l’actualité et des nouveaux enjeux concernant les droits humains, y compris la corruption, les conflits internes, et les questions liées à la sexualité.
Ce sera la première réunion du Conseil en Afrique sub-saharienne. Cette réunion est l’occasion pour les membres d’identifier les themes éventuels de futurs projets de recherche du Conseil.
Être muselé par les journalistes au 21° siècle.
Par Michel Bégin 23 avril 2008
Les citoyens qui souhaitent s’exprimer via les médias d’information se font museler s’ils ne commettent pas d’actes de violence ou de détresse extrême pour se faire entendre!
En effet, la liberté d’expression n’est qu’illusoire en 2008 ici-même au Canada. Pour qu’une personne puisse exprimer une opinion ou tente de faire valoir ses idées dans un média d’information traditionnel, elle devra s’armer de patience, combattre l’indifférence, subir du mépris et finalement soit abandonner, soit accumuler suffisamment d’argent pour se payer un espace, soit pire encore, forcer la main de ces mêmes médias en commettant un acte de désespoir ou de violence tel que suggéré par de nombreux journalistes eux-mêmes. Descendez dans la rue, manifestez lors d’évènements publics.
Les exemples n’en finissent plus de foisonner. Les injustices sociales qui sont vécues par des gens ordinaire qui ne trouvent pas d’écoute sont à l’origine de nombreux déraillements. On a qu’à penser à ce pauvre homme désespéré qui grimpe au sommet d’un pont, cette femme médecin qui cesse de payer ses impôts pour se faire remarquer. Nous vivons dans un monde dans lequel une poignée de journalistes décident pour tout le monde quel sera le menu du jour. Si on fait abstraction de ceux qui nous transmettent des données statistiques, financières, météorologiques ou qui nous donnent les résultats sportifs ou bien nous informent de leurs opinions sur des évènements culturels et de divertissements variés, il n’en reste plus beaucoup pour informer le public sur les courants de pensée émergents. Tout le troupeau doit passer dans l’enclos et aucune tête ne peut s’élever au dessus du troupeau.
Le journalisme d’aujourd’hui est majoritairement déterminé par le niveau de violence ou le caractère pathétique d’un évènement. Dans les faits on peut constater cette dimension au quotidien. Plus c’est violent, plus c’est pathétique, plus ce sera couvert et plus longtemps durera la couverture médiatique. On a qu’à penser à ces jeunes désespérés, malades, qui explosent et tirent avec leurs armes à feu sur d’autres jeunes innocents à l’université ou au collège. On aura parlé d’eux et de leurs horribles gestes dans tous les médias pendant des semaines et cela à longueur de journée et sur toutes les chaînes de radio et télévision. On aura montré à répétition les images en direct d’atrocités, de vulgarité ou de violence gratuite. Rappelons-nous les scènes de bagarre au hockey junior qui ont tournées à répétition pendant de trop nombreuses journées.
Les journaux télévisés du monde entier sont tellement truffés de nouvelles négatives, violentes et pathétiques que la majorité d’entres-eux vont terminer leur édition par cette phrase qui fait le tour de la planète dans toutes les langues " Et maintenant sur une note plus joyeuse…" On pourra se faire raconter que le gorille du zoo de Vancouver est malheureux depuis qu’on a introduit un autre mâle dans son enclos pour courtiser sa femelle.
Lorsque vous ne rentrez pas dans le moule, et que vous voulez vous exprimer sur la place publique…attendez-vous à frapper un mur en béton armé ou bien on vous donnera l’équivalent d’un lumignon.
Michel Bégin
L’Association Internationale de la Jeunesse (Canada XXI) Inc.
Le mercredi 23 avril 2008
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Nous sommes de plus en plus nombreux a préparer une grande chaîne internationale pour demander aux dirigeants de ce monde de procéder à des démarches immédiates pour réinstaller la paix dans le monde.
En effet de nombreux représentants de notre association, un peu partout, sont occupés à rassembler les jeunes un peu partout sur la planète. La plus grande difficulté que nous ayons eu à faire face, c'est le désintéressement des médias qui nous disent sans cesse qu'ils ne sont pas là pour faire la promotion d'organismes de bienfaisance.
Nous avions fait une campagne de sensibilisation auprès du public à Montréal, J'avais organisé une grande parade avec un seul char et il n'était pas allégorique, c'était une plate forme de 15 mètres remorquée par un immense camion, sur laquelle nous avions placés mon collègue et moi une planète terre immense (2 mètres de hauteur) et tout autour de la remorque des affiches avaient été placées pour y lire "NOUS SOMMES EN TRAIN DE DÉTRUIRE LA TERRE, AGISSONS, SAUVONS LA". Nous avons déambulé avec cette immense remorque de long en large dans la ville pendant deux jours de suite, le weekend du 8 avril 1989. Nous avions également un permis qui nous avait été accordé par le service de police de la ville de Montréal. Lorsque je me suis présenté dans les bureaux des médias, avec en main le projet de l'A.I.J. et l'annonce de la parade que nous voulions faire afin de distribuer des tracts publicitaires, personne n'a trouvé que cela valait la peine d'en parler. Le seul média parmi la télé, les journaux et la radio qui a fait quelque chose, ce fut, le Montreal Daily News (journal anglophone disparu) qui était très peu connu puisqu'a ses débuts et le journaliste M. Robert Steiner, très gentil, nous a préparé un article d'une demi-page avec photo. Dans son édition du 10 avril 1989.
Alors comme vous pouvez le constatez la préoccupation des gens de l'information n'était pas vraiment à son meilleur en ce qui a trait aux préoccupations des jeunes dans le monde.
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10 avril 1989